Slum-dweller + Underdog = Slumdog (mais pas millionaire)

l’excellent Slumdog Millionaire (et l’excellente trame sonore dont l’excellente pièce Ringa Ringa et l’originale chanteuse M.I.A. que je découvre) fait vivement réfléchir sur la situation en Inde

même s’il y a quelques clins d’œil à Bollywood (après tout, c’est aussi une réalité indienne, et j’aime bien un petit Bollywood de temps en temps)

mais ma critique : le film finit (trop) bien, comme un film bollywoodien. alors qu’il montrait avec un réalisme quasi documentaire le vécu des habitants des slums, des conflits entre hindous et musulmans, de la corruption policière, des droits bafoués, du crime organisé, il tend à vouloir passer le message moral qu’un underdog peut gagner, qu’un miséreux sans éducation peut devenir riche et considéré, que le bien et l’amour peuvent triompher du mal. vieille recette. American Bollywoodian Dream. c’est vrai, c’est possible, mais c’est rêver en couleur comme les saris indiens

je sais, c’est du cinéma, là où les saris sont les plus beaux

11 février 2009. Mots-clefs : , , , , , , , . Cinémétabolisation. Laisser un commentaire.