[Violent] panneau publicitaire et idéologique : le vêtement croisé au hasard dans la rue

Il y a dans la rue des gens qui portent des vêtements qui affichent fièrement des marques. Ils se font bénévolement panneaux publicitaires de compagnies, dans l’espoir peut-être de ressembler à l’une de ces vedettes de cinéma qui fut aperçue portant un vêtement de même marque (l’ayant par contre reçu gratuitement). Il se font relais d’un certain mercantilisme qui capitalise sur le dos de ces gens dépourvus d’indépendance de personnalité, et sur le dos de quelques employés sous-payés et violentés dans quelque endroit d’Asie ou d’Amérique latine.

Il y a dans la rue des gens qui portent des vêtements et qui affichent fièrement d’autres marques : CCCP, Ernesto Guevera, une faucille et un marteau, une étoile rouge. Ils se font bénévolement panneaux publicitaires d’une idéologie violente ayant conduit à des exactions nombreuses et à des libertés fortement réprimées. Certains le font par idéalisation ou “mythisation” (et mythe égale mensonge) du passé, d’autres par simple souci de ressortir des signes qui ne sont plus à la mode, sans aucune connaissance de ce passé*. Des marques qui se sont faites et continuent de se faire sur le dos de nombreux individus quelque part en Asie, en Europe de l’Est ou en Amérique latine.

Je préfère le vêtement anarchiste : n’importe comment, n’importe quoi, mais sans aucun symbole politique, sans aucune marque.

*Dans un Vodka bar, sur Queen Street East, dans le quartier Leslieville de Toronto, flotte par exemple un drapeau des Komsomols (avec le visage de Lénine), ces jeunesses soviétiques endoctrinées.

10 mars 2009. Mots-clefs : , , , , , , , , , , . Détêtements, Excruciations politiques. 3 commentaires.

Le nationalisme : mon combat (parmi d’autres)

Mon combat :

«Transformer un peuple en nation présuppose la création d’un milieu social sain, plateforme nécessaire pour l’éducation de l’individu. Seul, celui qui aura appris, dans sa famille et à l’école, à apprécier la grandeur intellectuelle, économique et surtout politique de son pays, pourra ressentir – et ressentira – l’orgueil de lui appartenir. On ne combat que pour ce que l’on aime ; on n’aime que ce qu’on estime ; et pour estimer, il faut au moins connaître.»

— Adolf Hitler, Mein Kampf, tome 1, traduction par J. Gaudefroy-Demombynes et A. Calmettes

Tout nationalisme enseigné à l’école [je me répète], ne mène évidemment pas nécessairement au nazisme, mais se fonde sur l’idée valeureuse de distinction, de particularité, si ce n’est de supériorité ou d’exclusivité d’un peuple. Ce que je conspue.

Il n’y a pas de fierté à se distinguer par ses cheveux bleus et sa peau verte. Ni à parler la langue fidalaise ou à être né sur le territoire fidalais. Ni à s’appeler Rukija plutôt que Ajikur.

Je suis redondant, mais chaque jour j’entends proclamer ce genre de «fierté» qui me fait monter la bile [peu importe où : de la Russie à l'Égypte, de l'Italie à la Grèce, du Québec aux USA, du Canada à la France, etc.].

Que la fierté et l’orgueil soient réservés à ceux qui escaladent une haute montagne, qui se relèvent après un accident, qui aident quelqu’un d’autre, qui font une œuvre d’art ou quelque chose du genre.

Brûlons tous les drapeaux. Il y aura de quoi être fier.

Après ces vœux fatigués, colériques et inutiles parce que vains, je vais me coucher.

Difficile d’avoir des sentiments anarchistes…

7 mars 2009. Mots-clefs : , , , , , , . Excruciations politiques. 3 commentaires.